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04 - Atelier
   
 
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Description du métier

Le quotidien de l’opérateur prépresse consiste à manipuler, à assembler et à traiter des textes et des images sur ordinateur, selon les règles de l'art, pour la réalisation de produits destinés à l'impression : affiches, livres, magazines, brochures, papiers d'affaires et autres produits d'imprimerie. La mise en forme de documents destinés à la diffusion électronique (e-publishing pour sites internet, tablettes, ...) fait également partie de ses domaines d’activités.

Les fichiers destinés aux imprimeries et à la publication électronique sont créés exclusivement avec des logiciels de publication assistée par ordinateur (mise en page, traitement d’images, imposition etc.). Rapports annuels, catalogues, presse quotidienne ou pages internet – chaque produit est conçu avec une mise en page fonctionnelle, pertinente ou originale, suivant un cahier des charges ou le briefing du client. En phase de production, l’opérateur prépresse applique avec conscience les règles visuelles et ses connaissances techniques pour concevoir et exécuter les commandes.

Du client, il obtient textes et images, le plus souvent sous forme électronique, mais parfois encore aussi sur support analogique qu’il faudra numériser au préalable. Avec un logiciel de mise en page, le texte est placé en appliquant les règles visuelles et esthétiques concernant le choix de la typographie, sa taille et sa lisibilité, la largeur des colonnes et leur espacement. Les images sont traitées pour la sortie prévue en respectant le travail original du photographe. Si nécessaire, les couleurs des images sont corrigées et les défauts sont retouchés en vue d’améliorer leur qualité. Des travaux plus élaborés de traitement d’image peuvent également être exécutés : retouche d’images et montages numériques (échange et combinaison d’éléments d’images). La réalisation de prises de vues photographiques simples fait aussi partie des compétences de l’opérateur prépresse.

À la fin du traitement du texte et des images, tous les éléments sont rassemblés en un fichier unique et livré à l’imprimerie ou publié électroniquement. Éventuellement une épreuve sur papier est réalisée pour vérification de tous les éléments et accord du client. Celle-ci est jointe au fichier pour assurer une sortie conforme au projet.

Dans l’exercice de sa profession, l’opérateur prépresse commande et intervient sur des équipements à haute technicité. Des connaissances spécifiques sur l’informatique et sur les réseaux de communication sont également nécessaires pour mener à bien son travail.

Précisions par rapport à la description du métier :

L’opérateur prépresse n’est pas un imprimeur. Comme son nom l’indique, il précède l’étape de l’impression. Son intervention se termine au plus tard avec la production des plaques offset. L’impression elle-même (offset ou autres) est assurée par un imprimeur, qui est un métier à part entière tout comme les métiers de postpresse et de finition (façonnage et reliure).

L’opérateur prépresse dispose malgré tout d’une connaissance fondée sur toute la chaîne de production et des contraintes à respecter pour mener à bien ses projets. L’opérateur prépresse peut également être amené à utiliser des machines à impression numérique grand format, de manipulation plus facile (impression de panneaux, bâches, calicots signalétiques etc.). Depuis quelque temps, son champ d’activité s’est logiquement élargi dans le domaine de la diffusion électronique (publications électroniques, pages internet, …).

Le travail de l’opérateur prépresse peut s’apparenter en partie au travail d’un graphiste avec la différence qu’il est en premier lieu un technicien disposant d’une compréhension approfondie sur les processus et procédés d’impression et de publication électronique. Il peut intervenir sur les travaux graphiques dans la finition et la mise au net des documents élaborés par des graphistes et, par ce biais, accéder aux mécanismes de la conception et de la création de produits de la communication. Il dispose d’assez de connaissances sur les règles visuelles pour respecter la conception d’origine ou un cahier de charges élaboré par un graphiste. Son travail peut devenir créatif selon ses possibilités personnelles (et les demandes de l’entreprise qui l’engage) et il peut réaliser des conceptions visuellement agréables (mais généralement plus basiques que le travail d’un graphiste).

Ceci dit, rien n’empêche le jeune diplômé d’évoluer selon ses capacités et intérêts et d’élaborer un travail créatif de plus en plus poussé ou bien d’approfondir des compétences supplémentaires, notamment dans la création de pages internet. En règle générale, il est vivement recommandé aux étudiants de s’informer continuellement sur les nouveautés, de s’auto-former (ou de suivre des cours de formation continue) et d’expérimenter des nouvelles formes de conception.

Le jeune diplômé dispose en tout cas de tous les outils nécessaires pour évoluer et subsister sur le marché du travail. Il peut également, en suivant des études supplémentaires, approfondir ses compétences dans les domaines de conception et de création graphiques et élargir ses compétences dans les domaines du webdesign et du multimédia.

actualisée le 2015.01.27 — © Lycée des Arts et Métiers